Vous souhaitez créer votre propre entreprise tout en percevant encore des allocations de chômage ? La mesure « Tremplin vers l’indépendance » vous permet de le faire : vous conservez vos allocations pendant 12 mois maximum et pouvez, en parallèle, démarrer votre emploi complémentaire. Une formule astucieuse pour tester votre idée d’entreprise sans renoncer à la sécurité financière que vous offrent vos allocations de chômage.
Qui peut bénéficier du programme « Springplank naar zelfstandige » ?
Le programme « Springplank naar zelfstandige » s’adresse aux demandeurs d’emploi percevant des allocations de chômage ou d’insertion professionnelle, qui souhaitent en outre démarrer un emploi complémentaire en Flandre.
✅ Bon à savoir : vous ne pouvez pas cumuler ce programme avec votre période d’insertion professionnelle ou des allocations liées à la formation.
Principales conditions pour bénéficier du programme «Tremplin-indépendants »
Déclaration auprès de l’ONEM (formulaires C1/C1C)
Vous devez déclarer correctement votre activité complémentaire auprès de votre organisme de prestations à l’aide des formulaires C1 et C1C, soit lors de votre première demande, soit avant le début de votre activité.
Pas d’emploi principal au cours des 6 dernières années
L’activité ne peut pas avoir été exercée comme emploi principal au cours des six dernières années.
Pas de cessation d’emploi salarié pour bénéficier de l’avantage
Vous ne pouvez pas avoir cessé ou réduit votre emploi salarié dans le but de bénéficier de cet avantage.
Exécution par soi-même, pas de sous-traitants
Vous devez exercer l’activité vous-même. Le recours à des sous-traitants ou à des salariés n’est pas autorisé, sauf dans des cas exceptionnels.
Caractère d’emploi complémentaire
Votre emploi complémentaire doit rester complémentaire (en termes d’heures et de revenus) et l’ONEM vérifie si c’est le cas.
Conséquences sur vos allocations
Quel revenu pouvez-vous générer sans subir de perte sur vos allocations ?
Le montant journalier de vos allocations est réduit du bénéfice tiré de votre emploi complémentaire qui dépasse la limite de 17,72 € par jour (indice valable à partir du 1er février 2025).
À l’issue des 12 mois, les options suivantes s’offrent à vous :
- Soit vous poursuivez votre emploi complémentaire en tant qu’indépendant(e) à titre principal (sans allocation)
- Soit vous l’arrêtez et conservez votre allocation

Le saviez-vous ?
Le montant que vous gagnez en plus du plafond autorisé est directement déduit de votre allocation.
Que se passe-t-il si vos bénéfices sont trop élevés ?
Vous subissez alors une perte sur votre allocation ! Les montants de bénéfice maximaux dans le cadre de la mesure « tremplin vers l’activité indépendante » s’élèvent à seulement 17,72 € par jour.
Dès que le revenu net journalier tiré de votre emploi complémentaire dépasse le seuil fixe de 17,72 € (indice au 1er février 2025), la différence est déduite de votre allocation. De plus, vous risquez de voir votre statut (indépendant(e) à titre complémentaire) basculer vers celui d’indépendant(e) à titre principal, ce qui entraînera notamment une modification de vos cotisations sociales.
➡️ Par exemple : pour un salaire journalier net de 20 €, votre allocation de chômage est réduite de 2,28 € (= 20 – 17,72) pour cette journée.
😬 Souvent, vous ne connaissez votre bénéfice qu’à la fin de l’année. Si vous avez réalisé un bénéfice trop élevé, vous devrez donc rembourser une partie de votre allocation.
Surveillez donc attentivement vos revenus et vos dépenses. Il est conseillé de bien suivre vos bénéfices, par exemple en faisant vous-même votre comptabilité.

Conseil d’un comptable
«Vous allez réaliser trop de bénéfices ? Payez alors davantage de cotisations sociales. Ces dépenses sont directement considérées comme des frais.»
Quelles sont les conséquences sur les cotisations sociales ?
En tant qu’indépendant(e) à titre complémentaire, vous payez 20,5 % de cotisations sociales sur vos revenus via votre caisse d’assurances sociales. Les montants de cotisations minimales s’élèvent à environ 99,38 € par trimestre, en fonction de vos bénéfices. Si vos bénéfices sont inférieurs à un certain seuil (environ 1 881,76 €), vous pouvez demander une exonération.
Le tremplin vers l’activité indépendante en pratique
Dans la pratique, vous pouvez utiliser le « Springplank naar zelfstandige » pour tester votre emploi complémentaire. Le seul rôle de ce dispositif est de vous permettre d’exercer un « emploi complémentaire » sans avoir un « emploi principal »… dès que votre emploi secondaire « commence à ressembler à un emploi à temps plein », on attend de vous que vous passiez immédiatement au statut d’indépendant(e) à titre complémentaire.
C’est pourquoi il est également conseillé d’être prudent, car chaque euro que vous gagnez en trop est directement déduit de vos allocations. Le plus gros problème est donc que vous devez rembourser vos allocations de chômage dès que votre activité indépendante commence à générer des bénéfices.
Les avantages du programme « Springplank naar zelfstandige »
Vous avez la possibilité de tester votre propre entreprise sans renoncer immédiatement à toutes vos garanties. Pendant que vous évaluez la viabilité de votre entreprise, vous conservez vos allocations. Vous pouvez ainsi développer votre projet en toute sérénité, sans stress financier.
Pendant la phase de démarrage, votre filet de sécurité reste en place. Cela vous donne la marge de manœuvre nécessaire pour investir dans vos projets et tirer les leçons de vos premières expériences, sans craindre de vous retrouver sans revenus.
À l’issue de la période d’essai, c’est vous qui sélectionnez la suite. Vous voyez un potentiel suffisant ? Vous pouvez alors passer à un emploi principal. Si vous préférez continuer à chercher du travail, c’est tout aussi possible. C’est donc vous qui gardez le contrôle.
Comment démarrer concrètement avec « Springplank naar zelfstandige » ?
- Déclarez correctement votre activité secondaire via le formulaire C1/C1C auprès de votre organisme de prestations.
- Restez inscrit auprès du VDAB (ou d’Actiris) et disponible sur le marché du travail.
- Tenez soigneusement votre comptabilité pour l’ONEM.
- Envisagez de faire appel à un comptable ou à un secrétariat social pour vous accompagner dans les situations plus complexes.
✅ Prêt à vous lancer ? Nous avons élaboré un plan par étapes pratique pour démarrer votre entreprise individuelle.