Beaucoup de personnes percevant des allocations se demandent si elles peuvent exercer un emploi complémentaire. En Belgique, cela est possible dans certains cas, mais des conditions strictes s’appliquent. Dans cet article, nous expliquons clairement ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, ainsi que les points auxquels vous devez prêter attention.
Allocations et emploi complémentaire : comment ça marche ?
Un emploi complémentaire signifie que vous travaillez à votre compte, mais que ce n’est pas votre activité principale. Souvent, vous le combinez avec un emploi salarié, mais les bénéficiaires d’allocations peuvent parfois aussi exercer un emploi complémentaire. Tout dépend du type d’allocations que vous percevez.
1️⃣ Allocations de chômage et emploi complémentaire
Pouvez-vous exercer un emploi complémentaire pendant votre période de chômage ?
Oui, mais uniquement sous des conditions très strictes. Vous devez toujours déclarer votre emploi complémentaire au préalable à l’ONEM. C’est lui qui décide si vous pouvez poursuivre ou démarrer votre activité.
Vous percevez des allocations de chômage et vous envisagez de vous lancer en tant qu’indépendant(e) à titre complémentaire ? Vous pouvez alors faire appel au « tremplin vers l’indépendance ». Cela vous permet de conserver temporairement vos allocations pendant que vous lancez votre propre activité.
Que contient le « tremplin vers l’indépendance » ?
Grâce à ce dispositif, vous pouvez conserver vos allocations de chômage pendant 12 mois tout en lançant votre emploi complémentaire. Vous pouvez ainsi tester votre idée d’entreprise tout en conservant votre filet de sécurité.
Toute personne exerçant une activité indépendante sans autorisation risque de subir une perte de ses allocations de chômage.

Conseil d’un comptable
Sachez que le seuil de revenus n’est pas élevé : dès que votre bénéfice dépasse 17,72 €, vous devez rembourser une partie de vos allocations.
2️⃣ Allocations de maladie et emploi complémentaire
Ici aussi, il existe des restrictions. La mutuelle doit toujours donner son accord préalable. Elle évalue si votre activité est compatible avec votre état de santé et si vous disposez encore d’un temps de récupération suffisant.
👉 Souvent, seules les activités à temps partiel et légères sont autorisées.
👀 Attention ! : vos revenus professionnels issus de cette activité autorisée ne peuvent pas être cumulés sans limite avec vos indemnités de maladie ou d’invalidité. Vos indemnités peuvent donc être réduites.
3️⃣ Allocation d’invalidité et emploi complémentaire
Après une longue période de maladie, vous pouvez vous retrouver en invalidité. Si vous souhaitez gagner un revenu complémentaire en tant qu’indépendant(e) à titre complémentaire et que vous percevez une allocation d’invalidité, des contrôles stricts s’appliquent. L’INAMI et votre mutuelle vérifient si vous êtes apte au travail pour le type d’activité que vous souhaitez exercer.
- Parfois, une activité indépendante peut être approuvée en tant qu’activité thérapeutique.
- Sans autorisation, vous risquez le remboursement de votre allocation.
4️⃣ En cas de pension et d’emploi complémentaire
Les personnes qui perçoivent une pension sont souvent autorisées à exercer un emploi complémentaire. Toutefois, des plafonds de revenus s’appliquent également ici, en fonction de votre âge et du type de pension que vous percevez.
- À partir de 65 ans et avec au moins 45 ans de carrière, vous pouvez gagner un revenu complémentaire sans limite.
- Dans les autres cas, vous devez tenir compte d’une année maximale autorisée.
5️⃣ En cas de revenu d’intégration (CPAS) et d’emploi complémentaire
Combiner un emploi complémentaire avec un revenu d’intégration est exceptionnel. Le CPAS voit chaque cas individuellement et tient compte de vos revenus. Souvent, votre revenu d’intégration est réduit, voire supprimé, dès que votre activité indépendante génère des revenus.
Conseils pratiques si vous souhaitez combiner une allocation avec un emploi complémentaire
Combiner une allocation avec un emploi complémentaire est possible en Belgique, mais ce n’est jamais une évidence. Vous devez toujours demander l’autorisation et tenir compte des plafonds de revenus et des conditions. Si vous vous lancez sans suivre les étapes appropriées, vous risquez de perdre votre allocation.
- Demandez toujours l’autorisation préalable auprès de l’ONEM, de votre mutuelle ou du CPAS.
- Tenez votre comptabilité correctement à jour : tous vos revenus seront contrôlés.
- Faites-vous conseiller par un secrétariat social, un comptable ou votre mutuelle.