Il est bien connu que les indépendants en Belgique ne peuvent pas compter sur une pension légale élevée. Quiconque souhaite maintenir son niveau de vie après sa carrière doit donc prendre l’initiative de constituer une pension complémentaire.
Heureusement, il existe plusieurs façons fiscalement avantageuses d’épargner pour plus tard en tant qu’indépendant. Avec les bons choix, vous pouvez bâtir une pension solide tout en économisant des impôts dès aujourd’hui.
Pension complémentaire via la PLP (VAPZ)
Pour les indépendants à titre principal, la Pension Libre Complémentaire pour Indépendants (PLP/VAPZ) est généralement la première et la plus importante étape.
Avec une PLP, vous pouvez mettre de côté chaque année une partie de vos revenus pour votre pension. Vous pouvez verser au maximum 8,17 % de votre revenu professionnel net, avec un plafond de 3.965,77 euros par an. Certains prestataires autorisent des cotisations à partir d’environ 100 euros par an.
Le grand avantage d’une PLP est la déductibilité fiscale. La cotisation est considérée comme une charge sociale et réduit votre revenu imposable. Par conséquent, vous économisez des impôts à votre taux d’imposition le plus élevé, qui peut souvent atteindre 50 % en Belgique. De plus, vous bénéficiez d’un régime fiscal avantageux lors du versement.
PLP Sociale
Vous pouvez également opter pour une PLP sociale. Elle vous permet d’épargner jusqu’à 9,40 % de votre revenu professionnel net, avec un maximum de 4.562,82 euros par an.
En plus de la pension, une PLP sociale offre une protection supplémentaire, telle que :
- Une allocation en cas d’incapacité de travail
- Une intervention lors du repos de maternité
- Des garanties sociales complémentaires
L’inconvénient est qu’une partie de votre prime est utilisée pour ces assurances extra. Par conséquent, la totalité du montant n’est pas investie pour la constitution de votre pension. En d’autres termes : vous constituez généralement un capital pension légèrement inférieur à celui d’une PLP classique pour une même prime. La PLP sociale est donc surtout intéressante pour les indépendants qui souhaitent une protection accrue en cas de maladie ou d’arrêt temporaire d’activité.
CPTI : Convention de Pension pour Travailleurs Indépendants
Parallèlement à la PLP, il existe la CPTI (Convention de Pension pour Travailleurs Indépendants). Ce système peut parfaitement être utilisé en complément d’une PLP et vous permet de constituer encore plus de pension.
Les cotisations que vous payez dans le cadre d’une CPTI donnent droit à une réduction d’impôt de 30 %. Cependant, l’avantage fiscal est généralement moins important que pour une PLP. De plus, une taxe d’assurance de 4,4 % est due sur la prime. En pratique, on utilise souvent la PLP au maximum avant d’envisager une CPTI.
Constituer une pension en tant qu’indépendant complémentaire
En principe, les indépendants à titre complémentaire peuvent également utiliser une PLP ou une CPTI, mais certaines conditions s’appliquent.
Vous devez :
- Payer au moins autant de cotisations sociales que le minimum payé par un indépendant à titre principal.
- Être enregistré comme indépendant à titre complémentaire depuis au moins trois années civiles complètes.
La cotisation minimale pour les indépendants à titre principal est, par exemple, de 890,51 euros par trimestre (2024). En pratique, cela signifie que de nombreux indépendants complémentaires doivent d’abord faire croître leur activité avant de pouvoir bénéficier de ces systèmes.
Encore plus d’épargne-pension fiscale
Outre ces systèmes pour indépendants, vous pouvez également utiliser les formes classiques d’épargne-pension.
- Épargne-pension : L’épargne-pension génère une réduction d’impôt allant jusqu’à 297 euros par an, selon le montant versé.
- Épargne à long terme : Via une assurance-vie (épargne à long terme), vous pouvez obtenir une réduction d’impôt supplémentaire allant jusqu’à 705 euros par an.
De nombreux indépendants combinent ces systèmes pour optimiser au maximum la constitution de leur pension.
Questions fréquemment posées sur la pension d’indépendant
Puis-je adapter mes cotisations si mes revenus changent ?
Oui. Vous disposez d’une grande flexibilité, tant pour la PLP que pour la CPTI. Vous pouvez ajuster vos primes chaque année dans les limites légales. Lors d’une année moins faste, vous pouvez réduire ou même suspendre les cotisations. Lorsque vos revenus augmentent à nouveau, vous pouvez verser davantage.
Qu’advient-il de ma pension si j’arrête mon activité d’indépendant ?
Lorsque vous arrêtez, vous pouvez généralement laisser le contrat se poursuivre en « sommeil ». Vous ne payez plus de nouvelles primes, mais le capital constitué subsiste et peut continuer à fructifier. Dans certains cas, le contrat peut être transféré vers un nouvel employeur ou converti en assurance-vie individuelle.
Quand puis-je commencer une PLP ou une CPTI ?
Les indépendants à titre principal peuvent commencer dès qu’ils sont actifs et paient des cotisations sociales. Les indépendants complémentaires ne peuvent généralement utiliser ces systèmes qu’après trois années civiles d’activité et s’ils paient suffisamment de cotisations sociales.
Où puis-je consulter ma pension ?
Un aperçu de vos droits à la pension légale et complémentaire est disponible sur mypension.be. Sur cette plateforme, vous pouvez également effectuer des simulations de votre future pension.