Le régime de cotisation de l’article 37 offre aux indépendants à titre principal et à leurs conjoints aidants la possibilité de réduire leurs cotisations sociales grâce à l’assimilation à une activité complémentaire. Mais en quoi consiste exactement ce régime et bénéficie-t-il à tout le monde ? Dans cet article, nous examinerons les détails de ce régime et déterminerons s’il peut s’agir d’un choix judicieux pour vous.
Qu’est-ce que l’article 37 ?
L’article 37, ou assimilation à une activité complémentaire, est un régime de sécurité sociale qui peut offrir aux indépendants à titre principal des réductions significatives des cotisations sociales. Ceci est particulièrement important si le revenu annuel reste inférieur à la limite de 8 832,73 euros en 2024.
Avantages et inconvénients
Avantages : Réduction des cotisations sociales jusqu’à un certain niveau de revenu.
Inconvénients : Pas de constitution de droits sociaux, tels que la pension, ce qui peut avoir des conséquences financières négatives à long terme.
Condition : revenu minimum
Mais il y a un hic : il faut gagner suffisamment pour avoir droit à la prime. En 2024, votre revenu annuel doit être d’au moins 16 861,46 euros. Vous pouvez le prouver à l’aide de vos cotisations sociales payées ou de votre feuille d’impôt. En outre, le VDAB doit confirmer que vous avez effectivement besoin de l’aide.
Conditions de l’article 37
Vous pouvez bénéficier de l’article 37 si vous remplissez les conditions suivantes :
- Vous êtes marié(e) et votre partenaire se constitue des droits sociaux propres.
- Vous bénéficiez d’une pension de survie ou d’une allocation de transition.
- Vous êtes enseignant(e) nommé(e) à titre définitif avec un taux d’emploi de 50 % à moins de 60 %.
- Vous avez un mandat politique (ex. : député(e), bourgmestre).
- Vous souffrez d’un handicap reconnu avec une capacité de gain réduite.
En outre, votre revenu annuel net imposable ne doit pas dépasser 8 832,73 euros (ou 1 865,45 euros pour les politiciens). Ces limites de revenus sont particulièrement strictes. Il est donc très important, dès que la fin de l’année approche, de surveiller attentivement les bénéfices. En effet, même un dépassement d’un centime peut entraîner l’imposition minimale en tant qu’indépendant(e) à titre principal. Il peut donc s’avérer très intéressant d’aller faire le plein ou de se rendre dans un restaurant…
Mais à partir de ce même montant, vous paierez plus de cotisations que les indépendants à titre principal. De plus, tout comme les indépendants à titre complémentaire, vous ne vous constituerez pas de droits sociaux en payant les cotisations sociales.
Cotisations sociales
Les cotisations sociales sont calculées comme suit :
- En dessous de 1 865,45 euros : pas de cotisations sociales.
- Entre 1 865,45 et 8 832,73 euros : cotisations réduites.
- Au-delà de 8 832,73 euros : cotisations normales en tant qu’indépendant(e) à titre principal.
Vous pouvez demander l’assimilation à l’activité complémentaire à votre caisse d’assurances sociales, qui évaluera votre situation et vous demandera des documents supplémentaires si nécessaire.
Qui peut bénéficier de ce régime ?
Ce régime est destiné aux :
- conjoints aidants des indépendants.
- enseignants à temps partiel exerçant une activité complémentaire.
- personnes en situation de vulnérabilité financière qui n’ont pas accumulé suffisamment de droits à pension.
Il est important d’évaluer soigneusement si ce régime est avantageux pour votre situation.
Conclusion
L’article 37 peut être avantageux pour les indépendants dont les revenus sont limités, mais l’absence de droits sociaux, tels que la constitution de pension, peut s’avérer préjudiciable à long terme. Dans certains cas, comme pour les enseignants à temps partiel, il peut s’agir d’une option intéressante, mais il est souvent judicieux de payer des cotisations sociales complètes pour se constituer ses propres droits.